Le temps a secoué son sablier
Le temps a secoué son sablier
Au gré du vent sur les halliers
Et tendre enfance
pleine de rire et d’insouciance
tout doucement s’en est allée
Maudite-soit la guerre
Et sa folie meurtrière
Qui mit fin à l’exubérance
De notre début d’adolescence
Au gré du vent loin des halliers
Notre jeunesse s’en est allée
Adieu rires et chansons
Reprises par tous à l’unisson
Sous la sinistre occupation
Le froid, la peur, l’humiliation
Et surtout la faim
Furent notre quotidien
Avec la déroute des «teutons » (*)
Sonna pour nous l’heure de la libération
Avec foi, avec persévérance
Nous avons œuvré pour notre France
Instruisant, éduquant ces bambins
Pour en faire les citoyens de
demain
Aujourd’hui vieillards chenus
Nous comptons nos amis disparus
Et nous contemplons éperdus
Ce monde qui ne nous connaît plus
Alors à quoi bon vivre encore
Bientôt nous prendrons notre essor
Pour rejoindre ceux qui dans l’infini
Pour toujours sont partis
Vidé sera le sablier
Mais le vent soufflera toujours sur les halliers
(*)
(allemands, Germains)
Merci à Madame Kergenmayer de nous donner ce joli poème très émouvant, encore une personne qui a de bons souvenirs de notre village.
Merci aussi à Pierre et Danielle Delavaquerie de nous avoir donné ce document,cela fera plaisir à de nombreux anciens éléves du village (FM)