Le feu de Saint Jean :
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vant tout il s’agit d’une fête à consonance païenne remodelée à la mode chrétienne.
La Sainte, Jean-Baptiste « tombe » fin juin, cela devait à coup sûr ce fêter en ce jour. (le 21 juin étant également le jour de l’été).
Tout cela réuni allait faire une fête.
Revenons à cette « vieille fête »
À la fin de juin où il n’y a plus de risque de grand froid, et que les récoltes sont bien avancées, le travail des champs fait un peu relâche, nos paysans avaient une envie évidente de fêter ce passage de la fin des travaux des champs à l’attente de la récolte fruit de leur labeur.
Comme la saison le permettait, pourquoi ne pas faire une fête de plein air ? Nous sommes également dans les jours les plus longs, cela aussi se fête.
Quoi de plus naturel lors de cette réunion publique, de faire un grand feu, dans un premier temps pour y voir clair, et aussi se réchauffer en mettant de la gaîté.
Bien vite, le clergé s’aperçut qu’il s’agissait de coïncidence avec la sainte Jean-Baptiste ; alors, par le naturel des choses, il fallait ne pas laisser passer cette occasion de réunir beaucoup de monde.
Il fut donc décidé de faire une grande fête à la Saint-Jean.
Il fallait aussi mettre un point d’intérêt particulier à cette fête en instaurant par exemple une « affaire sainte » à ce feu « celui qui ramasserait un brandon du feu et le mettrait près de son âtre serait protégé de l’incendie de sa demeure pendant un an »
Dans chaque région de France et de Navarre, cette fête de, Saint-Jean, fut accommodée à la région avec ses légendes et coutumes.
Il n’en fallait pas plus pour faire de ce jour, une fête qui perdure encore à présent, bien que beaucoup n’en sachent plus la signification.
Quoi de plus convivial de se retrouver par une belle soirée d’été entre amis contemplant le feu qui éclaire de ses belles flammes la douce nuit de ce premier jour de l’été prélude à de belles et chaudes journées à venir.
Francis Mauro le samedi 27 juin 2009