Suspicion collective ?
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ous sommes en droit de nous demander, si nous ne vivions pas tous dans un état de suspicion générale ?
Regardons la presse, et en particulier tout ce que nous servent les médias. Partout les mêmes constatations.
Articles après articles, les mêmes dénigrements envers les opposants, réels ou imaginaires.
Personne ne fait confiance aux dires des autres. Cela commence au plus proche, les enfants à l’école ont des doutes sur ce qu’on leur enseigne. Ils croient difficilement ce que leurs parents tentent de leur faire comprendre. Puis quand ils sont adultes, la suspicion s’accentue inévitablement.
Vous me direz, c’est pas nouveau ! Certs ! mais cela ne s’arrête pas là.
Je vous parlais des médias, et bien que nous disent-ils en général ?
Dans le monde des accords devraient voir le jour entre tel et tel belligérant mais que disent les belligérants ?
Rien d’autre que leurs adversaires ne sont pas francs et leurs propos ne sont pas crédibles. Toujours le même manque de confiance.
En politique, c’est le même « cinéma » la droite suspecte la gauche d’incapacité à gouverner le pays. La gauche dit que la droite conduit le pays droit dans le mur.
Dans nos régions le même son de cloche. Le pouvoir est accusé de tirer les couvertures à lui en rejetant tout sur les régions.
Dans les municipalités, nous assistons au même phénomène, au sein des conseils municipaux majoritaires. Sur 15 élus par exemple : 10 Critiques les 5 autres de ne pas s’investir comme il le faudrait.
Si nous approfondissons un peu que découvrions-nous ?
Que les 10 ne sont pas parfaitement en osmose et que dans les 5 autres c’est précisément identique. Chacun observe son voisin et le tare des pires défauts d’incapacité à émettre quoi que ce soit de valable en accord avec ses propres idées.
Je pense que vous avez compris « le tableau » que je voudrais vous faire toucher du regard ?
Nous vivons dans un monde où plus personne n’a confiance à ce que fait l’autre, serions-nous devenus tous « une bande d’individualistes » ?
Il faut croire que oui !
C’est bien pour cette raison que peu de chose avance, la confiance semble avoir reculé malgré ou, à cause de ce que nous croyons être la communication.
La communication oui ! mais avec la confiance sans quoi la suspicion s’installe.
Texte de Francis Mauro mercredi 1er juillet 2009